TRIPTYQUE FILMS
 
GUILLAUME MASSART

Massart

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Né en 1983 à Revin, dans les Ardennes, Guillaume Massart met en scène et produit des essais documentaires, des films expérimentaux et de l’art vidéo.

Son premier court métrage, Xénocristal (9 minutes, 2008, autoproduction avec le soutien de la Bibliothèque Nationale de France, Paris), annonce son travail à venir : dans un mi-chemin entre les formes documentaires et l’art vidéo, il explore un lieu singulier et transforme un événement factuel, l’invasion de nuées d’étourneaux du jardin enceint de la BNF, puis leur effarouchement par un fauconnier, en un événement fantastique. Ce faisant, il convoque un imaginaire collectif renvoyant à Hitchcock et au cinéma de genre, qu’il laisse être contaminé par une modernité esthétique et un discours militant condamnant la répression des flux migratoires.

 
 

Dans ses deux montages, selon une structure linéaire pour la salle ou éclaté en multi-écrans pour la galerie, Xénocristal contient en substance ce qui travaille l’oeuvre à venir de Guillaume Massart : la question de la mise en scène du réel et ses conséquences esthétiques et politiques sur la modernité figurative.

Passemerveille (26 minutes, 2008, AMIP) poursuit ce mouvement. La voix off de Michael Lonsdale y déconstruit l’esthétique lénifiante du documentaire animalier, la détourne et la transforme en une arme politique offensive, dirigée contre la dissimulation du centre de rétention de Vincennes, où sont cachés aux regards du monde les sans-papiers en situation irrégulière. Le film a été montré au FID Marseille 2009, au Festival d’Amiens 2009, et a été diffusé le 13 février 2010 sur CinéCinéma, avant d’être exposé la même année à la Galerie G, Paris.

 

Les Dragons n’existent pas (45 minutes, 2009, production Black Bird), son troisième film, est sélectionné au Cinéma du Réel 2010, à Paris, avant d’être édité en DVD par DocNet. Il peuple de créatures chimériques les Ardennes industrielles en déclin et donne la parole à trois générations d’ouvriers en lutte, victimes des humeurs du dragon capitaliste.

Pompéi (nouvelle collection) (6 minutes, 2009, production Triptyque Films) est son quatrième court métrage et fait partie de la collection d’art vidéo OUTRAGE&REBELLION, mise en oeuvre par la programmatrice de cinéma expérimental et d’avant-garde de la Cinémathèque Française, Nicole Brenez. Il a été montré dans des festivals internationaux et aux Beaux-Arts de Paris début 2010. Il dresse une allégorie de la société marchande et en dénonce les conséquences de pétrification des rapports humains.

 
 

Son cinquième court métrage, Le Crépuscule (11 minutes, 2010, en compétition au Oblò Film Festival [OFF] de Lausanne), est une production Triptyque Films, la société de production de documentaires qu’il fonde en 2010, avec Thomas Jenkoe et Charles H. Drouot. Le film est une marche hallucinée à travers une fête foraine temporaire à Levallois-Perret, célébration indécente des mythes et commerces hollywoodiens.

Découverte d’un principe en case 3 (59 minutes, 2011, en compétition au Cinéma du Réel 2012), son sixième film, retrace l’utopie d’une résidence d’artistes avant-gardistes, leurs réussites, leurs échecs, leurs revendications esthétiques. Co-réalisé avec Julien Meunier, il confirme la validité de l’expérience d’auto-production via Triptyque Films.

 

Celle-ci se poursuit en 2012 avec Physiopolis IV (55 minutes, 2013, lauréat du Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle du CNC), son septième film, qu’il co-réalise avec Adrien Mitterrand. Il y prolonge ses questionnements autour de l’utopie et de ses possibles dérives, et autour de la représentation documentaire moderne.

Son huitième film, Le Magasin (26 minutes, 2013, lauréat de la SCAM* Brouillon d’un rêve) marque un retour à la réalisation en solo, pour les besoins d’un essai documentaire proche de l’art vidéo, explorant les territoires du split-screen.

 
 

Son neuvième court métrage, Le Centre (18 minutes, 2014), lui permet de retrouver Julien Meunier à l’occasion d’un documentaire mélancolique tourné en VHS dans un centre commercial ultra-moderne.

Son dixième et plus récent court métrage, Des lendemains qui chantent (15 minutes, 2014), co-réalisation avec Adrien Mitterrand, est le dernier chapitre de sa tétralogie consacrée à l’idéologie latente de la ville de Levallois-Perret.

Guillaume Massart partage désormais son temps entre la production et ses nouveaux projets de réalisation.

 
 

 

 

 

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